Communiqué de presse – 02/10/2019

Des régions confrontées à leur illégalité pour des études enfin financées !

Depuis de nombreuses années, la Fédération Nationale des Etudiants en Kinésithérapie (FNEK) échange avec l’ensemble des régions de France à propos du financement de la formation en kinésithérapie. En effet, celles-ci ont la charge du fonctionnement et de l’équipement des instituts lorsqu’ils sont publics, et peuvent y participer lorsqu’ils sont privés. Cependant, la majorité des régions reste sourde à nos revendications et facture jusqu’à 6000€ annuels comme à l’institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) public de Brest. Les conséquences sur la précarité étudiante, l’injustice sociale, la charge mentale, ou l’impact sur la santé des populations ont été ignorées par nos interlocuteurs.

Trop de temps s’est écoulé. La FNEK a décidé de consulter des avocats pour évaluer la légalité des frais d’inscription pratiqués dans les différents instituts de formation publics. Il en ressort que l’application de tels frais de scolarité ne respecte pas les textes en vigueur. 

Ainsi, lors du Congrès des régions de France 2019 qui avait lieu les 30 septembre et 1er octobre à Bordeaux, les étudiants en kinésithérapie ont décidé de lancer un ultimatum aux régions concernées par ces problématiques. Certaines, comme la région Bretagne, ont pris leurs responsabilités et ont décidé d’entamer les négociations activement et rapidement pour diminuer les frais de scolarité. Nous rencontrons ses élus le 31 octobre et attendons de réelles avancées : les étudiants demandent des actes concrets et communiqués. D’autres ont fait le choix de ne pas revenir sur leur position, certaines régions allant jusqu’à qualifier le système actuel de “juste et équitable”. 

La FNEK engagera un recours administratif contre les régions qui ne répondent pas à leurs obligations légales de financement des formations en kinésithérapie.

Nous invitons donc l’ensemble des régions à nous contacter et à travailler avec nous, afin d’évoluer vers la légalité de leurs pratiques.

Les étudiants n’ont que trop payé le fruit de plusieurs années d’indécision, d’immobilisme et d’illégalité. L’heure du changement est venue. Aujourd’hui, l’ensemble de notre réseau le clame : la FNEK arrête les frais.