L’intégration universitaire : des avancées saluées, des concrétisations souhaitées

Depuis de nombreuses années, nos organisations étudiantes, syndicales et professionnelles respectives s’associent et agissent en faveur d’une intégration universitaire de la formation en masso-kinésithérapie

A ce titre, nous souhaitons saluer la publication récente de l’arrêté du 09 septembre 2021 portant autorisation d’expérimentations permettant un pas supplémentaire vers l’intégration universitaire des étudiants, via la refonte des maquettes pédagogiques et la mise en place de doubles cursus licence et master.

Dans le même temps, nous voulons rappeler qu’un processus d’universitarisation abouti se doit de porter l’ambition d’une intégration pleine et entière des étudiants comme du personnel enseignant et administratif à l’université.  Des signaux nous laissent croire que des éléments statutaires et budgétaires pourraient freiner des dynamiques initiées de longue date. 

Si les nouveaux parcours construits laissent penser que l’intégration des étudiants à l’Université est acquise, des efforts sont encore nécessaires pour une harmonisation des frais de scolarité, un accès complet aux services universitaires et à la mobilité internationale. De même, si les conventions de fonctionnement permettent, pour une période transitoire, de fonctionner avec du personnel hospitalier intervenant au sein de l’Université, cette situation ne saurait être viable à long terme. Sans définition d’un corps d’accueil à l’université pour les personnels actuellement en exercice dans les IFMK, sans arbitrage sur la prise en charge du surcoût éventuel d’une intégration organique des IFMK et sans engagement sur la prise en charge financière par l’Etat des postes d’enseignants-chercheurs, les initiatives locales risquent d’avorter. Ces conditions sont essentielles pour que l’intégration universitaire apporte un gain pour nos études et pour les perspectives d’évolutions professionnelles à la hauteur des enjeux de la masso-kinésithérapie de demain. Ces enjeux concernent notamment le développement de la recherche en sciences de la rééducation ou l’accès à de nouvelles compétences

Au-delà des volontés politiques, le processus d’intégration de la formation nécessite donc de déployer des ressources humaines et des moyens financiers suffisants pour qu’il soit complet et réellement efficient pour la formation comme la profession.

Ainsi l’ensemble de nos organisations ordinales et syndicales de la profession comme de l’enseignement s’associe pour appeler les instances ministérielles ainsi que tous les acteurs locaux (régions, universités, IFMK, enseignants, étudiants) à demeurer vigilants dans le suivi, la mise en place et l’évolution de tous les projets d’intégration universitaire de la discipline, actuels et futurs.

Ce communiqué de presse a été cosigné par le CNOMK, le SNIFMK, la FNEK, la FFMKR, Alizé et le SNMKR.