Les étudiant.e.s soignant.e.s des Pays de la Loire demandent des conditions de formation saines

Dès le début de la crise sanitaire due au COVID-19, les étudiant.e.s des filières médicales, sanitaires et sociales se sont mobilisé.e.s aux côtés des soignant.e.s pour fluidifier leur travail. Cette mobilisation souvent réalisée dans des conditions difficiles précarise davantage les étudiant.e.s, stressé.e.s par les perturbations de l’organisation universitaire de ce semestre et ayant peu de moyens pour subvenir à leurs besoins. Les fédérations étudiantes des Pays de la Loire et les fédérations des étudiant.e.s en Soins Infirmiers, Maïeutique et Kinésithérapie demandent donc aux pouvoirs publics de veiller à ce que les dispositifs concernant leurs droits, leurs indemnisations et leur sécurité soient respectés.

Nous demandons que les étudiant.e.s engagé.e.s aient une revalorisation de leurs indemnités de stage à la hauteur de leur mobilisation. De même, nous réclamons à la Région des Pays de la Loire d’opérer le versement des bourses d’études en début de mois.
Nous exigeons que les étudiant.e.s en santé bénéficient des mêmes mesures de protection que les professionnel.le.s de santé : les dérives doivent à tout prix être évitées, notamment le glissement de tâche. De surcroît, il faut assurer un encadrement personnalisé à chaque étudiant.e en tenant compte des conditions d’exercice exceptionnelles dues à la crise sanitaire.
De ce fait, une protection assurantielle ne peut être assurée que par un contrat légal, nous demandons à ce que chaque étudiant.e mobilisé.e le soit selon la réglementation en vigueur. Nous demandons un accompagnement social et psychologique de la part des services universitaires et du Crous pour ces étudiant.e.s.
Nous affirmons que cette situation exceptionnelle ne doit affecter en aucun cas la validation des évaluations, des stages et la délivrance des diplômes des étudiant.e.s.

Nous demandons à l’ARS, la Région, le Crous et les universités des Pays de la Loire (Université d’Angers, du Mans et de Nantes) de soutenir en conséquence les étudiant.e.s mobilisé.e.s contre la pandémie de COVID-19, par des actions publiques, pour répondre aux problématiques énoncées.